{"id":7390,"date":"2026-09-10T06:06:00","date_gmt":"2026-09-10T06:06:00","guid":{"rendered":"https:\/\/artvisionawards.com\/delphine-blast-interview-2026\/"},"modified":"2026-09-10T06:06:00","modified_gmt":"2026-09-10T06:06:00","slug":"delphine-blast-entretien-2026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/delphine-blast-interview-2026\/","title":{"rendered":"Entretien avec Delphine Blast en 2026 : fleurs, identit\u00e9 et vision"},"content":{"rendered":"<p class=\"resume\"><strong>R\u00e9sum\u00e9 :<\/strong> Le travail de Delphine Blast en 2026 transforme l'industrie florale colombienne en une \u00e9tude sur la beaut\u00e9, le travail et la transformation. Sa s\u00e9rie <em>Flowers of Evil<\/em> prolonge une d\u00e9marche fond\u00e9e sur l'identit\u00e9, le genre, la repr\u00e9sentation et une collaboration \u00e9troite avec les sujets. Le projet d\u00e9montre \u00e9galement comment la photographie documentaire peut int\u00e9grer la mise en sc\u00e8ne, les techniques de studio et l'intervention visuelle sans perdre sa dimension sociale.<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse la plus pertinente \u00e0 la requ\u00eate <strong>\u00ab entretien avec Delphine Blast en 2026 \u00bb<\/strong> ne r\u00e9side pas dans une biographie rebattue, mais dans l'analyse de la fa\u00e7on dont sa s\u00e9rie actuelle <em>Flowers of Evil<\/em>, d\u00e9veloppe des probl\u00e9matiques qui fa\u00e7onnent sa pratique depuis des ann\u00e9es. Les lecteurs int\u00e9ress\u00e9s par la mani\u00e8re dont les photographes abordent les r\u00e9cits sociaux peuvent \u00e9galement consulter <a href=\"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/prix-documentaire\/\">nos prix de photographie documentaire<\/a> comme point de r\u00e9f\u00e9rence connexe.<\/p>\n<p>Delphine Blast continue de s'int\u00e9resser aux individus, aux communaut\u00e9s et aux syst\u00e8mes qui fa\u00e7onnent leur identit\u00e9. Sa biographie officielle d\u00e9crit une pratique \u00e0 la crois\u00e9e de la photographie documentaire, sociale et artistique, m\u00ealant travail de terrain, mises en sc\u00e8ne, m\u00e9thodes participatives et une ma\u00eetrise rigoureuse de la couleur. Cette combinaison conf\u00e8re \u00e0 ses images une tension singuli\u00e8re entre observation et construction, une tension qui d\u00e9finit son orientation en 2026.<\/p>\n<h2>Sur quoi travaille Delphine Blast en 2026 ?<\/h2>\n<p>En 2026, Delphine Blast pr\u00e9sente <em>Flowers of Evil<\/em>, \u00e9galement d\u00e9sign\u00e9e en anglais sous le nom de <em>Flowers of Evil<\/em>. Cette s\u00e9rie est n\u00e9e de visites effectu\u00e9es dans de grandes exploitations florales pr\u00e8s de Bogot\u00e1 et de Medell\u00edn en 2022 et 2025. Son regard s'est d\u00e9plac\u00e9 des travailleurs et de leurs gestes r\u00e9p\u00e9titifs vers les processus cach\u00e9s qui transforment les fleurs pour les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p>Le projet part d'un symbole familier de beaut\u00e9 pour ensuite, progressivement, en complexifier la perception. Les fleurs semblent fragiles, \u00e9clatantes et d\u00e9sirables ; pourtant, leur apparence peut aussi r\u00e9v\u00e9ler des traitements chimiques, une gestion industrielle et la pression de r\u00e9pondre \u00e0 des attentes esth\u00e9tiques. Blast fait de cette contradiction la structure centrale de son \u0153uvre.<\/p>\n<p>Cette s\u00e9rie s'inscrit tout particuli\u00e8rement dans les d\u00e9bats de 2026, car elle prolonge l'int\u00e9r\u00eat de l'artiste pour les questions de genre, de travail, d'identit\u00e9 et de repr\u00e9sentation. Loin de consid\u00e9rer les fleurs comme de simples motifs d\u00e9coratifs, Blast en fait les t\u00e9moins d'un syst\u00e8me plus vaste. Le monde vivant devient \u00e0 la fois l'image et le sujet de la transformation.<\/p>\n<h2>Comment la s\u00e9rie <em>Flowers of Evil<\/em> transforme-t-elle la beaut\u00e9 en preuve ?<\/h2>\n<p><img decoding=\"async\" style=\"max-width:100%;height:auto\" src=\"https:\/\/artvisionawards.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/article-4243866e-1b0a-4e4b-83e5-f045d14a8b21-img-1.webp\" alt=\"European photographer observing a Colombian flower farm for a documentary project\" loading=\"lazy\" \/><\/p>\n<p>La d\u00e9marche de Blast ne repose pas uniquement sur la beaut\u00e9. Elle utilise la beaut\u00e9 comme porte d'entr\u00e9e, pour ensuite introduire des \u00e9l\u00e9ments troublants. La fleur peut \u00eatre photographi\u00e9e comme un objet d\u00e9licat, mais aussi comme un corps fa\u00e7onn\u00e9 par l'intervention humaine. Cette double lecture \u00e9vite \u00e0 la s\u00e9rie de se r\u00e9duire \u00e0 une simple critique de l'agriculture ou des go\u00fbts des consommateurs.<\/p>\n<p>Selon la <a href=\"https:\/\/www.pictofoundation.fr\/en\/bourse-du-talent-2026-delphine-blast\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">page de la Bourse du Talent<\/a>, la s\u00e9rie associe photographie documentaire, portraits mis en sc\u00e8ne, images de studio et n\u00e9gatifs photographiques. Ces approches instaurent diff\u00e9rents degr\u00e9s de distance. Les images documentaires \u00e9voquent une r\u00e9alit\u00e9 physique et sociale, tandis que les photographies de studio cr\u00e9ent une rencontre plus d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, presque clinique, avec le sujet.<\/p>\n<p>L'utilisation de n\u00e9gatifs rev\u00eat une importance particuli\u00e8re. Elle \u00e9loigne les fleurs de la photographie couleur conventionnelle pour leur conf\u00e9rer une esth\u00e9tique rappelant les archives scientifiques, l'imagerie m\u00e9dicale ou l'examen de sp\u00e9cimens. Le r\u00e9sultat est visuellement ma\u00eetris\u00e9 mais \u00e9motionnellement d\u00e9stabilisant. Le spectateur est invit\u00e9 \u00e0 s'interroger sur ce qui a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9, retir\u00e9 ou dissimul\u00e9 avant l'apparition de l'image.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9marche soul\u00e8ve \u00e9galement une question d'ordre \u00e9thique. Une image peut-elle critiquer la manipulation esth\u00e9tique tout en restant visuellement s\u00e9duisante ? Blast ne r\u00e9sout pas cette contradiction ; elle permet au contraire au spectateur d'\u00e9prouver simultan\u00e9ment fascination et malaise.<\/p>\n<h2>Pourquoi sa pratique se situe-t-elle \u00e0 la crois\u00e9e de la photographie documentaire et de la mise en sc\u00e8ne ?<\/h2>\n<p>L'\u0153uvre de Blast est difficile \u00e0 classer dans une cat\u00e9gorie unique et rigide. Sa biographie officielle pr\u00e9sente la photographie, la mise en sc\u00e8ne, l'intervention artistique et la pratique participative comme des \u00e9l\u00e9ments interd\u00e9pendants d'un m\u00eame langage visuel. Cette flexibilit\u00e9 est essentielle, car les sujets sociaux s'inscrivent rarement dans une m\u00e9thode formelle unique.<\/p>\n<p>Un portrait peut n\u00e9cessiter du temps, de la conversation et de la confiance. Une sc\u00e8ne documentaire peut exiger un contexte impossible \u00e0 transmettre par la seule observation. Une image mise en sc\u00e8ne peut rendre visible une structure invisible, en particulier lorsque le sujet touche \u00e0 l'identit\u00e9, aux attentes ou \u00e0 la performance sociale.<\/p>\n<p>Des entretiens ant\u00e9rieurs avec Blast soulignent \u00e9galement l'importance de la patience et de l'attention lors des s\u00e9ances de portrait. Elle a \u00e9voqu\u00e9 le temps qu'elle consacre \u00e0 observer et \u00e0 \u00e9changer avec les personnes avant de les photographier. En ce sens, l'appareil photo devient un pr\u00e9texte \u00e0 la rencontre plut\u00f4t que la finalit\u00e9 unique de celle-ci.<\/p>\n<p>La distinction entre photographie documentaire et photographie d'art importe donc moins que la relation qui se noue au cours du processus. Les images de Blast prennent souvent pour point de d\u00e9part des lieux et des personnes r\u00e9els, mais elles se construisent \u00e0 travers la collaboration, la s\u00e9lection, la disposition et l'interpr\u00e9tation. La photographie finale n'est ni un simple relev\u00e9 neutre ni une sc\u00e8ne purement invent\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour les photographes qui s'interrogent sur cet \u00e9quilibre, <a href=\"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/photographie-portrait-profondeur-presence\/\">notre perspective \u00e9ditoriale sur la photographie de portrait et la pr\u00e9sence<\/a> offre un parall\u00e8le utile. Il met l'accent sur la mani\u00e8re dont l'attention, l'atmosph\u00e8re et la pr\u00e9sence humaine peuvent fa\u00e7onner le sens d'un portrait.<\/p>\n<h2>Comment les projets en Am\u00e9rique latine fa\u00e7onnent-ils son vocabulaire visuel ?<\/h2>\n<p>Le travail de Blast en Am\u00e9rique latine s'est d\u00e9ploy\u00e9 autour de divers sujets, tels que les rites de passage, les communaut\u00e9s autochtones, les r\u00f4les sociaux des femmes et les traditions culturelles. Ses projets consacr\u00e9s aux Quincea\u00f1eras, aux Cholitas boliviennes et aux femmes zapot\u00e8ques examinent comment l'identit\u00e9 est pr\u00e9sent\u00e9e, h\u00e9rit\u00e9e, n\u00e9goci\u00e9e et parfois contest\u00e9e.<\/p>\n<p>Ces projets ne sont pas uniquement li\u00e9s par la g\u00e9ographie. Ils partagent un int\u00e9r\u00eat pour l'espace situ\u00e9 entre l'identit\u00e9 priv\u00e9e et l'image publique. Les v\u00eatements, les c\u00e9r\u00e9monies, les gestes et les cadres domestiques deviennent autant de moyens de comprendre comment les individus se positionnent au sein d'une communaut\u00e9.<\/p>\n<p>La couleur constitue un autre \u00e9l\u00e9ment r\u00e9current. Dans ses pr\u00e9c\u00e9dents projets de portraits, des couleurs satur\u00e9es et des compositions visuelles \u00e9labor\u00e9es cr\u00e9aient une forte impression de pr\u00e9sence. Dans <em>Flowers of Evil<\/em>, la couleur demeure importante, mais elle devient plus instable. La luminosit\u00e9 attire le regard du spectateur avant m\u00eame que les implications industrielles et environnementales ne deviennent manifestes.<\/p>\n<p>Cette \u00e9volution t\u00e9moigne d'un changement plus large dans la pratique de Blast. Elle continue de photographier des r\u00e9alit\u00e9s humaines et sociales, mais elle les relie de plus en plus aux syst\u00e8mes \u00e9cologiques et aux processus mat\u00e9riels. La question n'est plus seulement de savoir comment les gens sont repr\u00e9sent\u00e9s, mais aussi comment la mati\u00e8re vivante est modifi\u00e9e pour satisfaire des d\u00e9sirs culturels.<\/p>\n<h2>Que r\u00e9v\u00e8lent les entretiens pr\u00e9c\u00e9dents sur sa d\u00e9marche ?<\/h2>\n<p>Les \u00e9changes pass\u00e9s avec Blast offrent un contexte utile pour appr\u00e9hender son travail de 2026. Elle a souvent d\u00e9crit la photographie comme un moyen de rencontrer des gens, de p\u00e9n\u00e9trer dans des environnements inconnus et d'explorer des histoires impossibles \u00e0 comprendre \u00e0 distance.<\/p>\n<p>Parmi ses influences figurent des photographes qui allient intimit\u00e9 et regard attentif \u00e0 la culture. Elle a \u00e9voqu\u00e9 l'importance d'images r\u00e9v\u00e9lant \u00e0 la fois vuln\u00e9rabilit\u00e9 et force, plut\u00f4t que de r\u00e9duire les individus \u00e0 des symboles de l'adversit\u00e9 ou de la diff\u00e9rence.<\/p>\n<p>L'humilit\u00e9 est un autre principe r\u00e9current dans ses propos. Pour Blast, la ma\u00eetrise technique compte, mais elle ne saurait se substituer \u00e0 l'\u00e9coute. Une photographie r\u00e9ussie doit v\u00e9hiculer une \u00e9motion, une atmosph\u00e8re et une histoire qui se prolongent au-del\u00e0 de ce qui est imm\u00e9diatement visible.<\/p>\n<p>Cette perspective permet de comprendre pourquoi son travail s'inscrit souvent dans la dur\u00e9e. Si ses images sont soigneusement compos\u00e9es, elles ne semblent pas pour autant d\u00e9connect\u00e9es du v\u00e9cu. Leurs qualit\u00e9s formelles servent \u00e0 approfondir le sujet plut\u00f4t qu'\u00e0 le dominer.<\/p>\n<p>Dans une actualisation professionnelle de 2026, Blast a annonc\u00e9 <em>Flowers of Evil<\/em> avoir \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e comme finaliste pour la Bourse du Talent 2026. Son <a href=\"https:\/\/fr.linkedin.com\/posts\/delphine-blast-42561684_je-suis-tr%C3%A8s-heureuse-de-partager-que-ma-activity-7481016909585596416-O5Px\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">annonce de projet pour 2026<\/a> associe \u00e9galement la s\u00e9rie \u00e0 une r\u00e9sidence aupr\u00e8s de l'Alliance fran\u00e7aise de Medell\u00edn ainsi qu'\u00e0 des collaborateurs ayant soutenu son \u00e9laboration.<\/p>\n<h2>Que peuvent apprendre les photographes de Delphine Blast en 2026 ?<\/h2>\n<p>Le travail actuel de Blast offre plusieurs enseignements pratiques aux photographes qui d\u00e9veloppent des projets au long cours. Le premier consiste \u00e0 rester ouvert aux \u00e9volutions du sujet sur le terrain. Elle a commenc\u00e9 par s'int\u00e9resser aux travailleurs et aux conditions de travail, avant de suivre les pistes visuelles et symboliques qui l'ont conduite vers les fleurs elles-m\u00eames.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me le\u00e7on concerne la m\u00e9thode. Un projet peut combiner observation, portrait, mise en sc\u00e8ne, travail en studio et proc\u00e9d\u00e9s d\u2019archives ou de n\u00e9gatifs lorsque chaque m\u00e9thode r\u00e9pond \u00e0 une question diff\u00e9rente. La diversit\u00e9 est utile lorsqu\u2019elle renforce le r\u00e9cit, plut\u00f4t que lorsqu\u2019elle ajoute simplement des effets visuels.<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me le\u00e7on consiste \u00e0 aborder la beaut\u00e9 avec un regard critique, sans pour autant la rejeter. Blast ne cherche pas \u00e0 \u00e9viter les images s\u00e9duisantes. Elle examine les raisons pour lesquelles certaines formes sont jug\u00e9es attrayantes, qui tire profit de cette attirance et quels types de travail ou de transformation restent invisibles derri\u00e8re elle.<\/p>\n<p>Enfin, son travail d\u00e9montre l'importance d'un engagement soutenu. Une narration visuelle percutante repose souvent sur la n\u00e9cessit\u00e9 de revenir vers un sujet, de tisser des liens et de laisser \u00e9merger de nouvelles questions. Les photographes d\u00e9sireux d'\u00e9valuer leur propre travail peuvent \u00e9galement s'inspirer <a href=\"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/human-presence-portrait-winners-2026\/\">des laur\u00e9ats de notre cat\u00e9gorie \u00ab Portrait : pr\u00e9sence humaine \u00bb<\/a> pour voir comment une attention personnelle peut fa\u00e7onner l'image finale.<\/p>\n<h2>Comment le public doit-il appr\u00e9hender la s\u00e9rie de 2026 ?<\/h2>\n<p><img decoding=\"async\" style=\"max-width:100%;height:auto\" src=\"https:\/\/artvisionawards.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/article-4243866e-1b0a-4e4b-83e5-f045d14a8b21-img-2.webp\" alt=\"Three step visual guide for reading Flowers of Evil\" loading=\"lazy\" \/><\/p>\n<p>Une lecture utile de <em>Flowers of Evil<\/em> Tout commence par l'observation. Il convient de pr\u00eater attention aux couleurs, aux textures, aux gestes et \u00e0 la s\u00e9duction visuelle avant de chercher un message. La s\u00e9rie invite d'abord le spectateur \u00e0 regarder attentivement.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me \u00e9tape consiste \u00e0 interroger l'image. Qu'est-ce qui a \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9, corrig\u00e9, trait\u00e9 ou supprim\u00e9 ? Quelles formes de travail restent visibles et lesquelles demeurent hors champ ? Ces questions font passer l'\u0153uvre de l'appr\u00e9ciation esth\u00e9tique \u00e0 une r\u00e9flexion sociale et environnementale.<\/p>\n<p>La derni\u00e8re \u00e9tape invite \u00e0 consid\u00e9rer la transformation. Les fleurs ne sont pas seulement des objets modifi\u00e9s ; elles deviennent une m\u00e9taphore des syst\u00e8mes qui remod\u00e8lent les corps, les paysages, les identit\u00e9s et les attentes. C'est ici que convergent les approches documentaires et artistiques de Blast.<\/p>\n<p>Le projet ne propose pas une simple opposition entre le naturel et l'artificiel. Il montre \u00e0 quel point ces cat\u00e9gories peuvent s'imbriquer. Sa force r\u00e9side dans cette incertitude, car le spectateur doit percevoir \u00e0 la fois le plaisir procur\u00e9 par l'image et la violence qui peut la sous-tendre.<\/p>\n<section class=\"article-conclusion\">\n<h2>Ce que met en lumi\u00e8re la perspective de 2026<\/h2>\n<p><strong>\u00ab entretien avec Delphine Blast en 2026 \u00bb<\/strong> se comprend le mieux \u00e0 travers l'\u00e9volution de ses questionnements visuels. <em>Flowers of Evil<\/em> Elle poursuit son exploration de l'identit\u00e9, du travail, du genre et de la repr\u00e9sentation, tout en \u00e9tendant ces pr\u00e9occupations aux transformations \u00e9cologiques et mat\u00e9rielles. Sa pratique d\u00e9montre que la photographie documentaire peut rester ancr\u00e9e dans le travail de terrain tout en recourant \u00e0 la mise en sc\u00e8ne, \u00e0 la couleur et \u00e0 la construction formelle pour susciter une r\u00e9flexion plus profonde. Pour les spectateurs comme pour les photographes, cette s\u00e9rie rappelle que la beaut\u00e9 n'est jamais totalement innocente et qu'un regard attentif peut r\u00e9v\u00e9ler les syst\u00e8mes qui sous-tendent une image.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"brand-cta\">\n<h2>Passez \u00e0 l'action avec Art Vision Awards<\/h2>\n<p>Le travail de Blast montre comment un projet photographique coh\u00e9rent peut articuler pr\u00e9sence personnelle, observation sociale et langage visuel affirm\u00e9. Si vous d\u00e9veloppez votre propre s\u00e9rie, une analyse approfondie et une visibilit\u00e9 professionnelle peuvent vous aider \u00e0 mieux comprendre la mani\u00e8re dont vos images communiquent.<\/p>\n<p>Chez Art Vision Awards, nous mettons en relation photographes et cr\u00e9ateurs visuels avec des jurys professionnels, des concours, des prix et des opportunit\u00e9s \u00e9ditoriales. Pour d\u00e9couvrir des entretiens avec des cr\u00e9atifs et voir comment les photographes parlent de leur d\u00e9marche, consultez <a href=\"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/interviews\/\">nos entretiens sur la photographie<\/a>.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"article-faq\">\n<h2>Foire aux questions<\/h2>\n<h3>Quel est le projet principal de Delphine Blast pour 2026 ?<\/h3>\n<p>Son principal projet publiquement document\u00e9 en 2026 est <em>Flowers of Evil<\/em>. La s\u00e9rie examine la production florale colombienne, la transformation esth\u00e9tique, le travail et la tension entre beaut\u00e9 et violence silencieuse.<\/p>\n<h3>Est-ce que <em>Flowers of Evil<\/em> rel\u00e8ve de la photographie documentaire ?<\/h3>\n<p>La s\u00e9rie associe photographie documentaire, portraits mis en sc\u00e8ne, images de studio et n\u00e9gatifs photographiques. Cette approche hybride permet \u00e0 Blast de relier des r\u00e9alit\u00e9s observ\u00e9es \u00e0 des formes symboliques et conceptuelles.<\/p>\n<h3>O\u00f9 le projet a-t-il \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 ?<\/h3>\n<p>Blast a \u00e9labor\u00e9 ce projet en visitant des exploitations florales aux alentours de Bogot\u00e1 et de Medell\u00edn. La description du projet mentionne un travail de terrain en Colombie en 2022 et 2025.<\/p>\n<h3>Quels th\u00e8mes caract\u00e9risent la photographie de Delphine Blast ?<\/h3>\n<p>Son travail aborde souvent les questions d'identit\u00e9, de repr\u00e9sentation, de genre, d'\u00e9mancipation, de traditions culturelles et d'in\u00e9galit\u00e9s sociales. Elle se concentre fr\u00e9quemment sur des personnes et des communaut\u00e9s dont les exp\u00e9riences sont simplifi\u00e9es ou n\u00e9glig\u00e9es.<\/p>\n<h3>Comment les photographes peuvent-ils parvenir \u00e0 un niveau de coh\u00e9rence visuelle similaire ?<\/h3>\n<p>Commencez par des recherches approfondies, une \u00e9coute attentive et une question claire, plut\u00f4t que par un style d'image pr\u00e9d\u00e9fini. Vous pourrez ensuite choisir les m\u00e9thodes photographiques, les options chromatiques et les formes de mise en sc\u00e8ne qui servent le mieux le sujet.<\/p>\n<\/section>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Delphine Blast interview 2026 explores Flowers of Evil, documentary ethics, portraiture, and the photographer&#8217;s evolving visual language.<\/p>","protected":false},"author":0,"featured_media":7387,"comment_status":"","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_yoast_wpseo_metadesc":"Delphine Blast interview 2026 explores Flowers of Evil, documentary ethics, portraiture, and the photographer's evolving visual language.","_yoast_wpseo_focuskw":"Delphine Blast interview 2026","_yoast_wpseo_title":"Delphine Blast Interview 2026: Flowers, Identity and Vision","rank_math_description":"Delphine Blast interview 2026 explores Flowers of Evil, documentary ethics, portraiture, and the photographer's evolving visual language.","rank_math_focus_keyword":"Delphine Blast interview 2026","rank_math_title":"Delphine Blast Interview 2026: Flowers, Identity and Vision","footnotes":""},"categories":[30],"tags":[],"class_list":["post-7390","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-interviews"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7390","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7390"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7390\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7387"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7390"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7390"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/artvisionawards.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7390"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}